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Trek/Raquettes : Seiland 2009

Premier séjour de montagne à l’étranger

Présentation

Poster de l’expédition
Version redimensionnée, c’était aussi notre seule carte papier !

La version non redimensionnée est dispo ici.

L’ile

Seiland (Sami : Sievju) est une île localisée au sud-ouest de Hammerfest dans la région du Finnmark à l’extrême nord de la Norvège. L’île est divisée en 3 municipalités : Hammerfest, Alta et Kvalsund. Elle represente une surface de 559 km², ce qui lui confère le 8ème rang en terme de superficie (de la norvège continentale).

Ile du Seiland avec son parc naturel
Une des rares cartes qui circule sur le net

Mon père et moi avons choisi ce terrain de jeu polaire afin de passer 12 jours sur place en autonomie totale à la conquête de deux sommets : le Seilandsjøkelen et le Nordmannsjøkelen qui sont en fait deux glaciers culminant sur l’île à près de 1000m d’altitude.

Calendrier des activités en fonction des mois

Comme on peut le voir sur le planning extrait d’une agence de tourisme locale, les activités les plus adaptées en cette saison sont : la pêche en mer, la vie des oiseaux, truites d’eau douce, la chasse aux phoques, le ski, plongée et motoneige.

Brochure touristique avec photos de Seiland l’été

Son climat

Malgré la situation particulièrement nordique de l’île (71° lat nord), le climat de celle-ci n’est pas aussi hostile que celui des régions beaucoup plus au sud (laponie par ex) car elle est bercée par le courant océanique marin de l’atlantique nord qui lui confère un adoucissement plus que notable des températures. Les régions plus au sud et plus à l’est sont assujéties à des climats océaniques dégradés voir continentaux dont la rudesse du climat est bien différente !

Climat annuel en Seiland (au niveau de la mer)
Maximums et minimum par mois

On voit très bien sur la courbe annuelle comme sur la courbe des températures du mois d’avril que nous avons choisi le mois de transition où l’on passe des températures négatives aux températures positives. Sur le terrain la réalité est impresssionante on passe de l’été à l’hiver en un seul jour !! A partir du Samedi 18 avril la moyenne journalière des températures est devenue positive. Pour ce qui est des précipitations, nous avons eu droit à 29 des 33mm tombés en avril, quelle chance !!

Température et précipitations Avril 2009

Néanmoins les températures indiquées concerne la station météo de HakkStabben située au bord de l’eau à une altitude quasi nulle. Il faut compter un degré de moins pour 100m de dénivellé gravi, ainsi le plateau demeure au moins 6 degrés plus froid et les gros sommets atteints perdent 8-9 degrés. A ceci il faut ajouter l’effet du vent, d’après la météo celui-ci a soufflé au maximum vers les 60km/h soutenus. En prenant le cas de figure le plus défavorable que l’on ait eu, lorsqu’il faisait -10°C à HakkStaben et -16 sur le plateau et que le vent soufflait à 60 km/h la température ressentie était donc inférieure à -30°C. En moins de 30 minutes, dans ce cas de figure on peut subir des gelures. Sur les sommets la nuit, il doit pouvoir donc en théorie y régner des températures que l’on aurait ressenties comme étant de l’ordre de -40°C. De quoi relativiser les températures dite "clémentes" de l’île, malgré notre équipement prévu pour -30°C, nous avons pu ressentir le froid à bien des moments.

Température ressentie

Mardi 14 avril 2009 - J-1

Climat à Hakkstabben : -2 à 2°C avec chute de 2mm de neige

Parés au départ

Ma compagne et moi avons rejoint mon père qui réside à Guéret pour que l’on puisse effectuer la totalité du trajet ensemble. Les sacs ont été préparés la veille, mais quelques petites mises au point sont nécessaires pour éviter que l’on rencontre un problème de dernière minute (genre refus de bagage arrivé à l’aéroport : poids maxi atteint, encombrement, etc). Tout semble bon et la tension monte, on sent que l’impatience arrive à son comble.

Mercredi 15 avril 2009 - Jour 1

Climat à Hakkstabben : -4 à 0°C avec chute de 5mm de neige

9h du matin

Grève de la SNCF, nous sommes obligés d’improviser un trajet en voiture jusqu’à Orly. Voilà un séjour qui commence bien !!

19h20

Liste du matériel emporté

Notre avion décolle et nous voilà en direction d’Oslo. En notre possession plus de 25 kg de bagages chacun : de quoi tenir 15j en totale autonomie. Nous verrons d’Oslo que l’aéroport et le tarmac, enfin rien de bien réjouissant pour le moment. La nuit sera longue car la correspondance ne s’effectue que le lendemain, voilà de quoi attiser notre impatience.

Paris -> Oslo en avion

Jeudi 16 avril 2009 - Jour 2

Climat à Hakkstabben : -2 à 3°C avec chute de 3mm de neige

11h05

Passage devant le portique de détection d’objets métalliques, nous portons aux pieds des chaussures à coque plastique de plus d’un kilo par pied et notre accoutrement est des plus bizarres. On nous demande d’ôter nos chaussures et de repasser sous le portique. Je n’avais pas pris l’avion depuis qu’on m’avait vissé quelques grammes de métal dans un os de la cheville, je m’interroge : ca va sonner ?! on va le savoir..... Mais rien ne se passa. Mes songes furent interrompus par un agent de l’aéroport me demandant dans un anglais cacadémique : "Is there any organic parts in our laggages ?". je répond "yes" sans réellement y avoir réflechi. L’agent ouvre mon sac et sort derechef un petit sac en plastique rempli d’une poudre blanche. Un fou-rire extraodinaire nous prend immédiatement, stoppant toute communication. Heureusement un chien et un test chimique nous dédouana de tout soupson : Non nous n’apportons pas de drogue en Norvège.

Oslo -> Alta en avion

Nous repartons d’Oslo, notre halte sera de courte durée. Nous avons déjà aperçu de la neige par le hublot, c’est plutôt inquiétant car il nous reste encore 2000km à parcourir vers le nord. En survolant la Laponie nous nous rendons compte de l’étendue de notre folie, presque aussi importante que la couche de neige qui recouvre ce paysage découpé.

13h05

Arrivée dans la ville nordique d’Alta, le spectacle est impressionant. Des quantités énormes de neige comblent des vallées escarpées. La piste d’atterrisage est courte et elle est localisée seulement à quelques mètres de la mer de Barentz.

Plan centre alta
Plan Alta

Maintenant le temps nous est compté, nous avons une heure trente pour trouver de l’essence pour alimenter notre réchaud : pierre angulaire de notre subsistance.

Tarmac de l’aeroport d’Alta

Cela parrait être une tâche banale mais la progression dans la ville se fait déjà dans la neige et nous ne connaissons en rien sa géographie. Dans une station nous trouvons du pétrole lampant, 2 bouteilles suffiront pour le séjour et notre réchaud n’est pas regardant quant au carburant.

Aéroport Alta

15h55

Départ de la station de bus "Alta Lufthavn" vers Storekorsnes par la ligne 115 ALTA - LILLE LERRESFJORD, un nom de bled imprononçable à 58km au nord-est de Alta. Nous découvrons avec étonnement que le chauffeur de bus est aussi livreur, il assure la livraison des colis le long de la ligne de bus. Les fjords sont superbes, on entrevoit plusieures îles sans distinguer celle qui nous accueillera bientôt.

17h30

Fin de la longue et sinueuse route de bord de mer, nous arrivons dans ce qui semble être un port mais qui n’en a visiblement que le nom. Pas un bateau, de la neige partout et un vent glacé qui vous coupe en deux. On se demande si on est au bon endroit, difficile d’imaginer une ligne régulière ici. Et pourtant quelques minutes plus tard plusieures personnes semblent se diriger vers l’embarcadère dont la conception semble un peu "rustique". Nous embarquons à l’ancienne, le bateau ne s’amarre pas, il garde les moteurs à fond pour plaquer le bateau sur des pneus de voiture qui jonchent le lourd ponton de bois. Deux hommes chargent le matériel avec une délicatesse qui frise l’hyperbole et nous sautons littéralement sur le bateau pour embarquer.

Embarquement Storekorsnes

18h00

Bateau vers HakkStabben

La traversée fut de courte durée (30min), et le débarquement très sioux, un homme lance les bagages et le bateau n’est toujours pas amarré. De grandes embardées nous projettent contre les parois du bateau pendant qu’un homme veille à ce qu’on ne soit pas expulsé par dessus le bord. En l’espace de deux minutes nous fûmes débarqués sur la terre ferme avec perte et fracas. Après le départ du bateau nous réalisons que nous venons dans tout ce tumulte de perdre nos 2 bouteilles de notre précieux carburant.

Débarquement sur Seiland à Hakkstabben

Nous voilà sur l’île, un moment indescriptible : Mélange d’appréhension et de bonheur. Nous voilà à presque 71° de latitude nord, avec nos lourds sacs dans ce qui ressemble à un village fantome. Nous devons trouver de l’essence : direction la seule épicerie qui est à coté du port, il n’y a que 5 ou 6 maisons, le reste est un véritable désert de neige.

Nous entrons dans l’épicerie visiblement tenue par un couple mais difficile de se comprendre. Nous obtiendrons 1 litre et demi d’essence en ayant préalablement procédé à de lourdes onomatopées pour tout language. Nous expliquons brièvement notre projet : Atteindre un des deux glaciers présent sur l’île et faire plusieurs sommets en raquette. Visiblement nos interlocuteurs semblaient très inquiets, nous proposant même de dormir chez eux pour repartir le lendemain. Apparement personne n’avait eu la riche idée de faire l’ascension à cette période "clémente" de l’année.

18h30

Il neige encore et nous devons trouver un endroit où poser la tente pour s’installer, seulement il est tard, et notre moral est un peu entammé par la fatigue et par la vision de ce qui nous attend. Avec chacun nos deux sacs nous ne pouvons progresser longtemps sans raquette dans cette épaisseur importante de neige. Aussi nous décidons d’emprunter l’unique route côtière de l’île (12km de long). Le long de cette route, il y avait quelques maisons éparses à grande proximité du bord de mer. Mais finalement pratiquement aucune d’entre elles n’était habitée : nous apprendrons par la suite qu’elles ne sont occupées que l’été ou presque. Pour économiser le gaz nous devons essayer de trouver un accès à de l’eau libre (et douce)...

19h30

Après 4-5 km de marche nous trouvons une cabane en bois bordant un lac. Bien évidemment celui-ci est complètement gelé mais il serait peut-être envisageable de casser l’épaisse couche de glace afin de prélever de l’eau. Nous plantons rapidement la tente et préparons le repas, un cours d’eau s’échappe du lac et coule vers la mer : une aubaine pour nous... Le souvenir de ce premier repas comporte une forte charge émotionnelle qui m’envahit encore quand je visionne la scène.

Visiblement à cette période de l’année le jour tarde à se coucher, en fait la nuit n’est jamais vraiment noire, ce qui sera à notre avantage.
Nous passerons une nuit chaude et agréable grâce à l’efficacité thermique de notre materiel de couchage.

Vendredi 17 avril 2009 - Jour 3

Climat à Hakkstabben : -4 à 3°C avec chute de 3mm de neige

Sortie de tente

Ouf, que la brise matinale est fraîche. Nous prendrons un déjeuner éclair car la température extérieure n’est pas excessive. Nous sommes situés dans un couloir de vent qui provient de la mer et qui souffle en direction des sommets intérieurs. Pour notre première journée, nous sommes encore un peu timides ! Aussi nous décidons de prendre connaissance des bords de l’île en empruntant la route (ou piste ?) jusqu’à son terminus. Peut-être que cela nous permettra d’effectuer une reconnaissance de l’île pour trouver les meilleurs pénétrations possibles vers le centre de l’île. En effet les fjords sont particulièrement escarpés et l’accès au centre de l’île semble plutôt difficile, cette difficulté est accrue par l’absence totale de chemin et la quantité importante de neige présente au sol.

Premier petit déjeuner
Bord de Fjord

J’essaie de prendre quelques clichés de bon matin avec mon appareil photo mais la buée tient absolument à gacher mon bon plaisir. J’apprend qu’en basse température l’usage d’un appareil photo reste quelque chose de délicat.

Une épave abandonnée

Nous parcourons ainsi 8km vers le nord, en traversant ce que l’on pourrait qualifier de hameaux nordiques, des dizaines de maisons inhabitées éparpillées un peu partout qui se succèdent. A notre stupeur, nous découvrons qu’il y a une église sur l’île ainsi qu’une école !!!

Le campement quand la météo n’est pas bonne

Sur notre chemin nous rencontrons un homme habillé d’une lourde veste. Visiblement il parle anglais, nous profitons de l’occasion pour lui poser quelques questions. Ses réponses ne sont pas encourageantes. Il nous conseille de partir car la météo devient mauvaise, il nous conseille de ne pas gravir la montagne et de ne pas marcher en dehors de la route !!!
Voilà de quoi nous saper le moral, enfin nous poursuivons notre trajet en gardant la tête haute.

Nous arrivons au bout de la piste, nous voyons d’ici le fond du fjord et la haute montagne en haut de laquelle le glacier demeure. 15 km nous séparent de celui-ci mais ce ne sera pas aujourd’hui que nous lancerons l’assault.

Il lui manque une corne

Aussi nous retournons au camps, sur notre trajet un veillard nous invite à boire le café chez lui : nous acceptons. Il ne parle pas anglais et la discution est difficile. Son accueil est des plus chaleureux et il nous invite à un véritable festin avec du lait, du fromage et du pain... Nous comprenons rapidement qu’il essaie de nous inciter à éviter la montagne et en particulier les glaciers.

19h00

De retour au camps, nous enfilons nos raquettes pour la première fois afin de pratiquer l’ascension d’une petite colline de bord de mer. Mis en confiance par cette excursion, nous nous engageons dans une ascension coté nord-ouest vers la montagne. Stoppé par le nuit tombante nous nous arrêterons à 150m d’altitude à peine, un peu désespérés.
Pour l’instant nous restons vigilants et n’envisageons que de petites excursions. Nous décidons de nous installer dans la cabane qui est juste à côté de notre tente afin d’améliorer notre confort. Nous avons plus d’espace mais la température y est plus faible que dans notre tente car le volume est plus important et le fond de l’air est frais.

Samedi 18 avril 2009 - Jour 4

Climat à Hakkstabben : -8 à -2°C avec chute de 3mm de neige

La cabane ou nous avons longuement séjourné

Nous avons décidé à la lumière de la journée précédente d’effectuer l’ascension du fjord par la face située à environ 2km au nord-ouest du campement. Cette neige de bord de mer a quelque chose de singulier, elle est particulièrement poudreuse et légère : l’ascension risque d’être difficile.

Premiere ascension
300m d’altitude seulement, pff...

Nous nous enfoncons ainsi énormement dans cette neige légère pour nous frayer un chemin. Ce jour, nous atteindrons les 300m d’altitude non sans difficultés. Rien ne semble véritablement encourgeant ! En plus de nombreux arbustes parsèment notre chemin formant des ponts de neige totalement indétectables.

Vue sur le lac
Quand le climat est pas de la partie...

Nous rencontrons la personne qui tient l’épicerie, visiblement ce grand gaillard assez costaud est très polyvalent puisque tous les jours il déneige la route avec un engin impressionnant. Il nous indique que la cabane est libre d’accès et qu’il est possible pour nous de s’y installer, nous ne l’avions pas attendu mais cela nous réconforte : nous sommes chez nous !!!

Dimanche 19 avril 2009 - Jour 5

Climat à Hakkstabben : -4 à 2°C avec chute de 2mm de neige

Voilà nous avons pris notre rhyme de croisière. En fait il nous faut chaque jour monter un peu plus haut pour reconnaître un passage satisfaisant dans cette forêt composée d’arbustes et de roches si titanesques que la neige n’avait pu les recouvrir. Notre visibilité permet de voir que jusqu’à 600m d’altitude et l’accès semble particulièrement abrupte dans des couloirs neigeux à la stabilité douteuse.

Bord de fjord.
Mer et neige

Nous finirons la journée par une petite ballade en bord de mer avec son côté suréaliste ou la neige cotoie la mer.

Un climat parfois venteux

Lundi 20 avril 2009 - Jour 6

Climat à Hakkstabben : -4 à -1°C avec chute de 6mm de neige

La rivière a disparu

Déjà 4 jours que nous sommes sur place, ouf les matins sont durs. On a froid en quasi permanence, dès que notre inactivité excède quelques minutes il devient préférable de se coucher.

Le plateau enfin !

Parfois durant toute une journée la température n’arrive pas à devenir positive. Pour seul témoin de température nous avons la neige que l’on traine accidentellement dans la cabane et qui refuse de fondre ainsi que nos poches à eau qui demeurent définivement gélées.

Derriere moi une sacrée falaise

Finalement cela sera le grand jour, nous atteignons enfin le plateau qui est situé vers les 600m d’altitude. Le relief arrivé ici commence à s’assagir et la progression est plus aisée. La neige devient plus épaisse et assez portante et le panorama devient merveilleux, enfin nous y sommes !! Nous avons enfin trouvé une voie d’accès aux sommets après plusieurs jours de reconnaissance relativement laborieux.

Un panorama ... polaire

C’est une réussite totale : le plateau est franchissable. Aussi après mure réflexion, nous décidons de rallier le sommet local de 800 mètres que le GPS nous annonce pas trop lointain.

Le relief s’assagie, ouf

La visibilité passé 700 mètres est nulle, notre perte de repère nous occassionne de nombreuses petites chutes, ne sachant plus si le relief monte ou descend. En effet aucun point de repère n’est visible car tout est blanc après 5 mètres. Nous sommes obligés de mettre en place une stratégie de pointage au GPS tout à fait exceptionnelle. Le principe est simple, les deux équipiers doivent rester espacés du maximum de la visibilité (5 mètres ici). Celui en arrière utilise le GPS et utilise son coéquipier comme point de visée lui permettant ainsi de corriger en temps réel la trajectoire pour que celle-ci tende vers une ligne droite. Ce système nous permettra de progresser pendant 2 heures sans aucune visibilité et en évitant la falaise de 500 mètres qui surplombe la vallée parallèle.

Des étendues neigeuses sans fin

Nous atteindrons le sommet qui nous offrira absolument aucune visibilité, Sur celui-ci est amarré un poteau en bois qui devait certainement être visible de loin par temps favorable (l’été).

Sommet 812
Arrivé au sommet 812m

Nous avons gagné une manche mais maintenant il nous faut redescendre ... Nos traces de pas disparaissent très rapidement à cause du vent violent et de ces chutes permanentes de neige. Néanmois la nuit ne nous menace jamais vraiment, grâce à cette lumière quasi perpétuelle que nous fournit l’astre solaire.

Des haltes de durée limitée
Faible visibilité en redescanant

Encore une fois nous croisons notre ami, il s’arrête pour venir discuter. Cela tombe relativement mal car notre feu de poubelle a enfumé totalement la cabane et c’est irrespirable : je crois qu’on ne réutilisera pas la cheminée tout de suite ! Il nous fait comprendre que nous sommes les bienvenus si nous voulons venir chez lui et nous répondons positivement à cette invitation : Un autre jour nous viendrons !!

Mardi 21 avril 2009 - Jour 7

Climat à Hakkstabben : -2 à 6°C

Notre installation
Des paysages innoubliables

Notre courage grandissant nous amène à prendre une décision : Nous devons atteindre le glacier. L’objectif : Parcourir le fjord au nord de notre position pour biffurquer au 2/3 de celui-ci vers le glacier. Il nous faut parcourir 30km dans la journée et 900m de dénivellé en raquette hors piste pour accomplir cette tâche. Nous commençons donc par le parcours de l’unique piste pendant 4-5 km en direction du nord.

Des mouettes ?
Le fond du fjord

Nous traversons le hameau de Altneset, et arrivons au bout de la piste. Les bateaux de pêche nous offrent un spectacle sympathique et nous nous engageons pour longer le fjord.

La pêche, la principale activité de l’île

Aux abords de l’eau de nombreuses traces de carnivores sont présentes, certaines de petites tailles font penser à des chats ou renards, d’autres plus grosses laissent perplexes.

Soit disant il n’y a pas de carnivore
Petite blague des pêcheurs

La progression est pénible mais nous arrivons à l’endroit souhaité, nous sommes à 8km à vol d’oiseau du glacier mais maintenant nous devons avaler 900m de dénivelé dans une neige épaisse et dans des pentes très inclinées. Nous abandonnerons vers 450m d’altitude et à 5km du glacier. A notre retour nous aurons parcouru 20 km de raquette en 9h30 ce qui constitua en raison des conditions un engagement physique certain.

Le poissons sèche

Mercredi 22 avril 2009 - Jour 8

Climat à Hakkstabben : 2 à 8°C

Tôt le matin nous partons direction HakkStabben, la ville qui héberge le port, la poste et l’épicerie de l’île. Objectif : gravir le sommet de 600m qui surplombe le village et le lac qui alimente la centrale électrique. Ce sommet est très abrupte, il semble difficile d’envisager son ascension par cette face mais pas totalement inimaginable.

Village port important de l’île

Nous suivons d’abord la piste pour aller à Hakkstabben, puis nous biffurquons en direction du sommet en passant devant la centrale hydroélectrique gérée par la même personne qui déneige les routes et tient l’épicerie (avec qui nous ferons vraiment connaissance plus tard). Arrivés devant le lac qui alimente la centrale, nous devons traverser le barrage de façon délicate car les plaques de neige commencent à se déliter. Arrivés au pied de ce petit sommet, nous comprenons que ses pentes sont très raides.

Sommet enneigé

C’est le premier jour de réchauffement, les températures sont positives et la neige fond partout ce qui ne nous aide pas véritablement car nous marchons dans de la soupe. Des couloirs d’avalanche se forment partout et nous sommes finalement obligés vers la moitié de rebrousser chemin.

Sommet abrupte en bord de mer
On va pas tarder a faire demi tour, ca fond de partout
Sommet avec vue du continent

Sur le chemin du retour, nous repasserons a Hakkstabben et trainerons histoire de faire quelques clichés.

Port de HakkStaben
Décidement encore une épave

Avant de repartir dans notre cabane nous nous interrogeons longuement sur la fonction du panneau en forme de cochon.

Encore un mystère

Jeudi 23 avril 2009 - Jour 9

Climat à Hakkstabben : 0 à 7°C

Matin

Ce matin tout va mal, mon ex-fracture du talus s’est réveillée et me fait souffrir, mon père a mal aux genoux et le vent dehors décornerait un boeuf. On arrive même pas à mettre le nez dehors tellement la morsure du froid est pénétrante. On perçoit des bruits de craquement émanant de la cabane lorsque les rafales cessent de frapper, comme si tout reprenait sa place ! Enfin on va se taper une journée à rien foutre au plumard quoi !!
Ca fait bientôt une semaine que l’on fait de l’exercice, un peu de repos sera honorablement mérité.

Après-midi

Gérard avait fait une découverte intéressante il y a quelques jours, un journal. Malheureusement écrit en Norvégien, il pique notre curiosité. Nous comprenons quelques mots et essayons de tirer des conclusions en fonction des dates : visiblement nous sommes dans un refuge ouvert et ce journal est laissé à la libre expression de ses occupants.

Carnet de la cabane

Nous nous rendons compte que son occupation en dehors de l’été reste anecdotique et surtout qu’elle est exclusivement générée par des pécheurs locaux : intéressant. Du coups nous cherchons à comprendre la signification de plusieurs textes, la pencarte en forme de cochon que l’on trouve au bord de la route et le texte plastifié collé à la porte du refuge mais en vain. Le mystère resta entier jusqu’à ce que ....

Mystère...

Vendredi 24 avril 2009 - Jour 10

Climat à Hakkstabben : 0 à 10°C avec chute de 2mm de neige

Lever un peu lent ce matin, je ressens de drôle de vertiges qui m’obligent à me déplacer doucement. Je mange un peu et ça repart ! Une longue journée nous attend.

Objectif 812 mètres, un sommet un peu plus éloigné que notre dernier 800m mais situé un peu plus au nord-est. Une très longue journée nous attend, nous sommes bien reposés et décidés à profiter de la journée climatiquement exceptionnelle qui s’offre à nous.
Nous engageons la "piste" habituelle que nous avons précédemment frayée jusqu’au plateau. La progression n’offre aucune surprise à part peut-être une diminution notable de la neige nous permettant un déplacement bien plus aisé.

Quel réchauffement
Quand le brouillard est la, on sait plus ou on habite
Ca se dégage

Nous arrivons très rapidement au plateau, puis au premier sommet qui nous offrira cette fois une visibilité nulle. Sur le plateau la neige est toujours aussi dense et rien ne semble avoir changé, j’imagine même d’épais névés en pleine été dans cette partie de l’île constamment balayés par le vent.

Le 812m visibilité nulle

La pente nord du sommet est très raide et visiblement comporte une quantité non néglieable de neige et de glace, durant cette descente nous perdons toute visibilité, et le temps se déroula tel une éternité. Un poteau en bois qui ce coup-ci est encore en place indique le point culminant, ça y est nous sommes à 830m, la plus haute partie de l’île que nous ayons atteinte. Une fois atteint ce point nous décidons de descendre plus au sud-est pour passer près des grandes falaises afin d’atteindre le point culminant au sud de l’île près de Hakkstabben où l’on avait renoncé par la face ouest.

Plus haute altitude atteinte

La descente s’annonce bien, et les falaises nous offrent un impressionant spectacle. Lorsque nous rejoignons le premier sommet vaincu (812m) nous avons cette fois-ci un panorama gigantesque.

Paysage chahuté

Maintenant il faut descendre par la face sud-est et longer les grandes falaises (500m au moins) en prenant la plus grande attention car les dénivellés sont fulgurants.

Panorama au 812m
Points de vue extra

Nous n’avons plus de réserve d’eau et la distance qui nous reste à parcourir semble importante. Le soleil brille de milles-feux et le dégel est clairement entammé, mais la montée par le nord se fait progressivement. Après plusieurs heures de marche, nous apprécions notre victoire sur la montagne près du kern géant qui culmine au sommet. Nous pouvons contempler des zones jusqu’alors invisibles dont les fjords situés à l’est de l’île, mais le vent est violent et l’heure tourne nous envisageons de couper pour revenir au camps.

Sommet bord de mer
Le bateau est tjr la à la même heure

Beaucoup de chemins sont infranchissables et finalement nous devons revenir au pied des grandes falaises pour suivre un dièdre géant dans le creux d’une vallée. Arrivés en fond de vallée, nous contemplons le passage d’un navire à contrejour soleil descendant, c’est a posteriori en regardant les photos que je me suis rendu compte que ce bateau était déjà sur une photo à 16:25 précise, ce n’est pas un hasard !

La neige est molle...

Notre besoin d’eau est croissant et nous mangeons sans cesse de la neige, mais cela ne suffit pas à etancher notre soif. Par bonheur les grandes fontes nous donnent accès à une grande quantité d’eau courante vers les 300m d’altitude.

Tu dis que t’as soif

A une heure de marche du camp, Gérard chute et se coince assez durement le genou dans la neige. Nous apprendrons par la suite qu’il a été mené à dure épreuve et qu’une ligamentopathie s’était installée. Pour finir, notre périple se termine par le grand tour du lac que nous découvrirons en dégel mais la couche de glace encore présente malgré nos reticences pourrait encore bien tenir un véhicule (confirmé par nos hôtes le 25).

On fait les mariols

Samedi 25 avril 2009 - Jour 11

Climat à Hakkstabben : 2 à 8°C

Lever encore plus dur : les vertiges sont encore là mais ajourdh’ui c’est tranquille, nous avons décidé d’aller rendre visite à notre ami. Ainsi nous réempruntons la "traditionnelle" piste vers Hakkstabben. Nous rencontrerons nombre de lièvres arctiques sur notre route comme si le climat plus clément les faisait sortir de leur cachette.

Lièvre arctique

Nous croisons notre ami (Knut) et il nous propose très gentillement de prendre une douche dans sa deuxième maison (une maison de fonction prêtée par l’organisme de la centrale hydraulique dont il s’occupe oui oui !!). Aussi nous sommes génés mais nous acceptons. Quel moment intense de sentir cette eau brulante (vraiment brulante) après avoir eu froid pendant 10 jours. Nous renfilons nos seuls vêtement puants, prenant conscience alors de l’odeur que nous dégageons....hum.

Nous frappons à la porte : notre ami est là, il nous ouvre sa lourde porte en bois qui mène dans un sas sur une autre porte. Nous enlevons nos chaussures d’astronautes et nous tombons émerveillés par un intérieur dont le goût et le luxe semblent vraiment contraster avec l’hostilité du milieu. Une attention toute particulière est donnée au décor comme au coté pratique. Nous faisons connaissance avec Linn la fille de Knut (notre seul contact régulier durant le séjour). Heureusement elle parle l’anglais couramment et fera la traductrice (et moi aussi avec mon père qui n’aime pas particulièrement la langue de shackspeare), nous sommes pressés d’obtenir la réponse à de nombreuses questions :

Y’a t’il des animaux marins genre phoques ? oui mais il est un peu tard dans la saison.
Y’a t’il des baleines ? oui regarder il y en a une qui vient de passer, on voit les sillons en surface.
Y’a t’il des moyens de subsistance sur l’île ? Oui il existe une baie nommé CloudBerry (il y a aussi blackberry) qui ne pousse que dans l’extrême nord de la norvège et plus particulièrement sur cette île.
Sommes nous les seuls touristes à venir sur l’île en cette saison ? Oui mais un jour des anglais (ou écossais ma mémoire me fait défaut) sont venus avant l’été en canoe kayak.
Avez vous moyen de cultiver ? Oui sous serres quelques légumes.
Souffrez vous du manque de lumière l’hiver.............etc ce fut une myriade de questions qui nous vinrent à l’esprit.

Mais les questions furent réciproques, et nous passons ensuite à un petit 16h00 norvégien avec dégustation d’alcools locaux (alcool de CloudBerry). Le quatre heure fut pantagruelique : fromage gras tout gris très fort dont j’ai oublié le nom, lait concentré, fromage en tube, oeufs durs, charcuterie, lait ...enfin un véritable rêve !! Les norvégiens mangent bien et c’est bon !!! Nous sommes vraiment ravis de ces échanges et pensons que tout cela clos vraiment d’une belle façon notre séjour finissant. Nous échangeons nos adresses de courriel. Lynn nous explique qu’elle rentre demain chez elle et qu’elle doit prendre le bateau, je pense qu’elle veut qu’on l’accompagne et nous acceptons avec plaisir. Elle nous emmenera à l’aéroport en voiture : super !! Nous finissons par un chaleureux au revoir.

Habitat typique

Nous repartons vers le campement le coeur chaud et le corps propre (enfin presque). Quelques petits détours nous amènent à découvrir des maisons isolées non habitées en ruine ou habitées à la belle saison. Petit détour vers la mer que nous contemplons avec le coeur un peu pincé, en imaginant que c’est peut-être la dernière fois que nous foulons cette terre.

La tuture de la mort

J’immortalise la scène mais l’appareil s’éteint brusquement car les batteries sont épuisées : dommage ! Nous prenons nos derniers repas, d’ailleurs nous nous rendons compte qu’il ne reste plus grand chose (3 soupes et un demi soucisson plus quelques broutilles mais plus grand chose de sucré). Après avoir lu (relu) le science et vie numéro spécial "Le système solaire", direction le lit !

Dimanche 26 avril 2009 - Jour 12

Climat à Hakkstabben : 0 à 6°C

Matin

Ce coup-ci c’est sérieux, je tiens difficilement debout et je n’arrive plus à manger (il n’y a plus grand chose de toute façon). Je m’inquiète pour le trajet à pied avec les sacs car je ne suis plus sûr d’y arriver. Nous nous préparons quand même à partir, le temps semble s’être ralenti. Nous ne souhaitons pas sortir car trop fatigués et nous n’arrivons plus à nous occuper, nous avons lu 10 fois toutes les lignes de tous nos livres et feuillets et autres distractions.

15h00

Quelques heures plus tard nous croisons notre ami en voiture qui nous aide à charger pour nous accompagner directement a Hakkstabben. Ouff je suis "sauvé". Nous rejoignons Lynn sur le port et échangeons nos dernières impressions. Nous sommes abasourdis par les dimensions et le luxe du bateau qui vient d’arriver, il n’est en rien ressemblant à celui qui nous a amené ici. Lynn nous explique que c’est la navette "d’été", car le nombre de personnes à partir de maintenant qui vont transiter sur l’île est beaucoup plus important. Effectivement on voit qu’une grosse vingtaine de personnes sont déjà à bord !! De surcroit le bateau est mis à quai et une passerelle est deployée pour nous permettre d’y rentrer, moi qui avec mes vertiges avait un peu peur d’un embarquant à l’arrache.

16h25

Embarquement tranquille, Lynn nous aide à communiquer et nous payons très maladroitement notre traversée qui fut sans histoire aucune.

17h05

Débarquement sur le continent, nous chargeons nos bagagges dans la voiture de Lynn, nous ne nous sommes toujours pas compris mais en fait elle nous emmène chez ses parents et oui car en plus de leur habitation sur Seiland ils disposent d’une maison sur le continent près d’Alta.

18h30

Arrivés chez les parents de Lynn, surprise elle nous présente sa maman que l’on connait déjà : nous l’avions rencontrée le premier jour dans l’épicerie sur Seiland. Une grande conversation s’impose et nous échangeons cette fois des opinions politiques. Mon père peu habile en langue anglaise prend parti à la conversation en comprenant à ma grande surprise l’issue du débat. La maman de Lynn nous prépare un repas typique, et l’odeur me donne une faim sauvage.

19h00

Le repas est succulent, les mets raffinés et diversifiés et de surcroit parfaitement équilibrés. Nous en sommes impressionnés une fois de plus par leur cuisine qui semble si sembable à la notre en bien des points. Nous sommes aux anges et je ne peux contrôler ma gourmandise qui m’oblige à me reservir de nombreuses fois.

20h00

Derniers échanges suivis d’une visite d’Alta by night en voiture. Nous découvrons une ville nouvelle qui possède une natalité galopante et une expansion qui ferait rever les détracteurs de nos plus grandes métropoles. Tout y est présent, une ville d’une quinzaine de millers d’habitants avec un IUT, un aéroport, un port et j’en passe. Tout est neuf, tout est grand, tout est beau : leur niveau de vie n’est pas le même que le nôtre et c’est maintenant une évidence. Tout bon "nordiste" possède un chalet, une automobile, une motoneige, une cabane ou plusieurs dépendances, un bateau !!!! C’est une ballade assez instructive sur la façon de vivre dans le nord.

Nos hotes (Lynn & Sa mère)

Dodo chacun dans une chambre séparée, quel luxe, quelle nuitée !!

Lundi 27 avril 2009 - Jour 13

Climat à Hakkstabben : 0 à 4°C

8h00

Un lever avec une sacrée tête dans le cul, pas l’habitude d’avoir des horaires fixes, on se lève quand on ne veut plus dormir habituellement. Nous devons décarer tôt car Lynn doit aller à l’école. Elle nous dépose à l’aéroport et repart. Gros glandage à l’aéroport, écriture de cartes postales, repas et discussions occupationnelles routinières.

13h35

Décollage pour Oslo. C’est un petit aéroport mais apparemment le nouveau qui se crée à coté est beaucoup plus imposant.

Départ Alta
Vu avion Alta

Arrivés à Oslo nous nous rendons compte que les délais d’embarquement sont élevés et que notre prochain avion qui fait la correspondance avec Paris nous laisse moins de 2 heures : c’est quasi impossible !! Aussi nous faisons modifier notre billet pour partir à 16h20 mais le lendemain. Quel bonheur nous voilà dans un aéroport en transit pour plus d’une journée à glander.

Nuit

Sans histoire sur les banquettes d’une terrasse de café. La même qu’à l’aller, mais en moins froid : peut-être une habitude qui s’installe !

Mardi 28 avril 2009 - Jour 14

Climat à Hakkstabben : 2 à 6°C

Matin

Glandage...

J’attendais ce moment depuis longtemps, celui du petit déjeuner. En effet ces croissants norvégiens sont excellents, ils sont ornés de petits bouts de chocolat et sont particulièrement croustillants. C’est amusant pour un français de voir que toutes les viennoiseries sont en libre accès et qu’il faut se servir. Ce genre de système en France serait condamné d’avance avec un vol systèmatique de la marchandise !!! On constate aussi que l’aéroport est d’une propreté sans égale et que les gens sont très respectueux.

Art contemporain

16h20

Deuxième et dernier avion avant notre retour dans notre pays bien aimé (tout de même). Voyage ponctué par une fatigue grandissante et une certaine lassitude du transport.

Trops nazes

18h45

Nous voilà à Orly, là on voit qu’on est en france. L’aéroport pue, il est très sale et il y a toujours une quantité de vomie ou de gras autour des poubelles et les escalators sont en panne : tout est normal ! Direction Orlyval, puis RER pour Montparnasse.

20h00

Arrivés à la Gare Montparnasse. Nous regardons les trains et embarquons dans le premier venu quelques heures plus tard.

Train de nuit

21h56

Nous entrons dans le train pour effectuer notre dernier trajet (significatif).

Mercredi 29 avril 2009 - Jour 15

Climat à Hakkstabben : 2 à 7°C

1h20

Arrivés à Limoges, et retrouvailles avec Aline qui nous conduit en voiture jusqu’à Guéret. Ouf que d’émotions !!

On a l’air de rien

3h00

Nous voilà à la maison ! Maintenant repos.

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mercredi 20 mai 2009, par Niko le mégot

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