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Randonnée/Alpinisme : Aneto 2012

Premier sommet majeur vaincu (presque) en solitaire et en autonomie totale

Projet

Au départ il n’y avait aucun projet, juste l’envie d’aller plus loin et de repousser les limites. Parfois suite aux coups durs que l’on rencontre dans la vie, on éprouve le besoin de se tester pour voir si on est encore à la hauteur de ce qu’on prétends.

Carte itinéraire coté Français
Carte itinéraire coté Espagnol

Réalisation

Départ prévu le 17 mai a 10h45 de chez moi a Brive la gaillarde. J’arrive sur les coups de 15h30 à l’Hospice de France (1385m) ou un joli parking m’attendait. Un peu fatigué par le manque de sommeil et aigris des évènement surgis les jours passés, je porte avec difficulté les 5 jours de provision avec un matos de mi saison.

Bouffe de montagne
Matériel de montagne
Sac de 20kg avec 4-5j de provisions

J’avais choisi un itinéraire plutôt gonflé, a savoir partir du coté Français et franchir le port de venasque (2450m) afin de rejoindre le coté espagnol. Etant donné que je suis parti un peu tard en journée, je n’atteindrais que le refuge (non gardé a 2240m) en fin de journée ou je passerais la nuit. Ce n’est pas une grosse journée mais 850m de dénivelé positif avec 20kg dans le dos et 5h de trajet dans le casque...ca va !

Cascade
Hospice de France
Arrivée au refuge Venasque

De petit matin, me voila parti pour atteindre coté espagnol avec une météo plutôt changeante faisant suite a une nuit plutot agitée avec pas mal de précipitations. Difficile de trouver correctement sa route etant donné l’épais brouillard que je rencontre depuis ce matin la. Vers 12h, un belle percé se fait et enfin j’entrevois la fin de la route qui mène au parking du départ (1900m) vers le refuge de la Rencluse (2150m).

Un vrai tas de Taule (Refuge de Venasque)
Petit déj a Venasque
Doigts en bel état

Je déjeunerais un peu plus loin, car j’ai une allergie chronique à la foule. A partir de 2200m, les pentes sont relativement neigeuses et raides et la progression devient pénible. On croise quelques skieurs qui profitent des derniers élans de l’hiver révolu. Au départ je devais passer par le portillon supérieur qui siège a 2870 mètres mais le destin en decidera autrement et je passerais pas le portillon inférieur moins fréquenté et plus difficile d’accès.

Refuge de la Rencluse
Portillon inferieur
Montée dans la neige molle
Passage portillon

Vers 2750 mètre d’altitude, quelque part ou normalement on ne campe pas...c’est interdit dans le parc national : je pose ma tente rouge qui est a peine visible dans l’immensité de la montagne. Cette journée si j’aurais totalisé 1000m de dénivelé positif en pleine charge, ce qui est pas trop mal. Me voila un peu avancé pour demain et je pourrais partir tranquillement au levé du soleil pour atteindre le fétichiste 3404m qui culmine sur toute la chaîne des pyrénées.

Plein eau
Bivouak portillon inférieur
Tente bien callée
Impossible de dormir

La nuit fut très très difficile. En plus des questions qui me tourmentent, le vent et l’orage se sont ligués contre moi et quelques parties de la tente se sont arraché durant la nuit. Au lever du soleil, j’étais la pour immortalisé les premiers rayon sur un capteur numérique. Préparation courte et précipité afin de partir avec un sac allégé en laissant la tente et quelques objets inutiles sur place. Au premiers rayons sous un ciel qui monte en charge, je prends plaisir a cheminer seul. Jusqu’a 3000m, c’est un véritable bonheur et un ravissement pour les yeux mais les plaisirs les plus intenses sont souvent les plus courts.

Heu, sait pas ce que c’est
Trop bien le levé
Lever soleil sur Massif de la Maladeta

Le ciel se bouche soudainement, et mon orientation se fit rapidement à la vue d’anciennes marques de pas dans la neige. Mon téléphone portable sonne, c’est incroyable !!!! , et dans quelques bruits inaudibles, je comprends que ma mère est au bout du fil. Je lui réponds avec distance : "Je suis désolé, je suis dans la pente terminale de l’Aneto, je te rappelle plus tard". Déciment, la technologie est partout et elle nous ferait presque croire que le danger n’est pas la...

Au centre en rouge : ma tente
J’adore avoir l’impression d’etre seul
La lumière est suberbe le matin
On y voit rien

Après de longues minutes d’ascension seul dans un brouillard a couper au couteau, j’entrevois le pont de Mahomet. Ce fameux passage vertigineux qu’il faut toujours passer encordé et de préférence quand le climat est bon. Je vois le sommet a quelques mètres devant moi et j’hésite a le franchir sans assurance mais je ne suis pas sur de moi et la visibilité est vraiment mauvaise. Aussi je décide de faire demi tour. Quelques minutes plus tard, je croise le premier groupe d’alpinistes espagnols qui me demande si le sommet est loin et déjà le brouillard comme un peu a se dissiper. Je regrette d’etre parti si tot, mais une prochaine fois sera la bonne.

Pas de Mahomet
Tout ce que j’aime est interdit
Les marmottes sont pas peureuses
4 d’un coups, c’est rare

Je repasse alors à mon camps de base que je démonte et je me prépare a redescendre au parking a 1900m ce qui fait pas moins de 1500m de dénivelé négatif...Je prends mon déjeuné (petit ou pas ?) et je décide rapidement de revenir coté français pour dormir dans le refuge. Il me faudra encore gravir 600m pour y parvenir, c’est une belle journée. Je passerais la nuit comme prévu au refuge et la redescente du lendemain fut sans histoire.

Massif de la Maladeta
Le port de Benasque
Un lac très encaissé (Boum)

Au final, je n’aurais utilisé ni piolet, ni crampons car les conditions de neiges n’étais pas si mauvaise et techniquement cela ne m’aurait pas apporté grand chose. Par contre j’ai trouvé une paire de crampons acier comme neuve...

La neige a fondu près du refuge
Climat qui tourne ...
Matinee de descente
Jonquilles SVP

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dimanche 20 mai 2012, par Niko le mégot

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