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Urbex : Carrières de Paris 2012

Déjà programmée depuis début 2012, cette sortie avait pour objectif de faire découvrir les carrières de Paris à quelques membres particulièrement éminent du Spéléo Club de Tulle (Gérald, Jean-Bernard) accompagnés d’amis de longue date et de la famille (Pierre et Nicolas, le fils de JB). Sont venus se greffer 2 acolytes parisiens dont une amie prénommée Pascale ainsi que son compagnon Florent.

Notre cheminement dans les sous sols parisiens
En Rouge le jour 1 et en vert le jour 2.
En plus grande taille ici

Je laisse mes amis vous faire part de leur ressenti...

Compte rendu de Jean-Bernard.

La prochaine fois, ce sera miss France !

Vendredi 7 décembre 2012, 17h30, Centre Culturel et Sportif.

Départ de la mission ’’Catacombes 2012’’ !

Cinq spéléos tullistes s’agitent sur le parking du haut plongé dans l’ombre d’une triste fin de journée
pluvieuse.
« Tenue Catacombes dès le départ ! » Ordre de Nico notre chef...
Sous l’oeil ’’estomaqué’’ d’Anita et des automobilistes qui passent (ou qui essaient), les vêtements et accessoires sont éparpillés sur le sol, la blancheur d’une paire de fesses troue l’obscurité, les bleus (de travail) sont enfilés, les batteries des casques positionnées : c’est qu’il ne faudra pas faire de vieux os sur les trottoirs parisiens au moment d’entrer dans les Catacombes (la visite étant interdite depuis 1955) !

Gégé découvre l’odeur agréable des tags
Et oui, parfois il y a ... de l’eau

Nico parle d’une tolérance à géométrie variable : il existe une ’’Brigade des Catacombes’’ dont l’un des responsables -le commandant Sarrate, maintenant retraité- avait entretenu d’assez bonnes relations avec les véritables Cataphiles’’. Encadrer, contôler, plutôt que réprimer... mais nous n’en sommes pas encore là : s’agit maintenant de comprimer 5 personnes avec tout le matériel dans la petite berline de Nico.

Un puit de service sans échelons

Direction Orsay qu’on atteindra avec un certain retard sur l’horaire prévu, conséquence d’un arrêt trop long sur une aire d’autoroute et de quelques hésitations à proximité de l’objectif. Nico est inquiet : parviendra-t-il à garer sa voiture assez vite pour prendre le dernier RER en direction du centre de la capitale ?
On fait fissa : la gare pour Nico, Nicolas et Pierre qui s’occupent des billets et des sacs pendant que Gégé et Jibé (sélectionnés pour cette tâche après le dernier Vimbelle-Tulle) vont garer le véhicule dans le premier parking trouvé d’où ils reviennent en courant pour sauter dans ce fameux dernier RER.
C’est bon, la réussite de la mission n’est pas compromise ! Bientôt minuit, cinq ouvriers présumés (bleus de travail, sacs et casques) arpentent discrètement le trottoir parisien. Leurs 2 complices Pascale et Florent ne tardent pas à les rejoindre.

Il existe parfois des zones plus étroites : les chatières

Mur escaladé, saut dans le noir, escalier descendu, quelque chose comme un terrain vague... mais avec ce brouillard... et ça caille !
Tiens des lumières au loin !
Nico hésite un peu puis : « allons-y, on allumera les nôtres là-bas ! »
On rejoint les lumières juste au moment où la dernière disparaît dans un petit trou au ras du sol :
c’est là, on y va... A fond : « ce sera comme ça, précise Nico, jusqu’à ce qu’on se couche ; il s’agit de traverser tout Paris pour aller dormir à des km de là, au nord. » Il est déjà 1h du matin, tous les espoirs sont permis !

Il est nécessaire de posséder avec soi un bon plan
Comme une invitation...

La course durera des heures, les pieds souvent dans l’eau avec nos sacs à dos d’une bonne dizaine de kilos : en mission, faut savoir faire des sacrifices.
Curieux reflet du monde ’’du dessus’’ : ici-bas, on a des rues entre deux murs -le plus souvent en pierre de belle taille, une jolie voûte ou bien la strate de calcaire nue et puis des carrefours, partout des carrefours, souvent équipés de plaques bleues portant le même nom qu’’’en haut’’(parfois c’est
l’ancien nom si celui de la rue en surface a changé).
Comment Nico parvient-il à s’orienter là-dedans ?
Subitement une douce musique nous parvient. Son intensité croît au fur et à mesure qu’on avance : à présent, c’est un flot de décibels qui nous casse les oreilles. La source de ce vacarme, c’est le radio-cassette d’un trio -2 filles et un garçon, qui n’ont pas trop l’air de savoir où ils vont. Le garçon nous salue d’un bruit sourd ’’houps’’ au moment où il se fracasse le crâne sur le bord d’une strate de calcaire un peu plus basse. Celui-là n’est pas un cataphile chevronné.

La porte du Bunker allemand
Tag plutot piquant

Et voici ’’La Plage’’ : son colosse de béton et d’acier, ses célèbres fresques dont une remarquable reproduction de ’’La grande vague’’ de Hokusai. A vue de nez, nous sommes sur la bonne piste :
personne en vue, mais ça sent le cataphile. Le secteur est complètement noyé de fumée, nous reviendrons demain pour les photos.
Fin de nuit, halte casse-croûte dans la ’’Salle Z’’ aux piliers monumentaux. On va bientôt se coucher... Ce sera sur les banquettes de la salle de ’’l’Anschlus’’, il est 7 heures, nous n’avons pas démérité !

Il existe aussi des escaliers menant vers la surface (celui-ci est bouché)
Patrick Bruel ?

Réveil programmé pour 10 heures... non 11 heures... non midi. Pierre trouve un pavé en guise d’oreiller pour poser la tête et s’endort. Qualité de sommeil variable suivant les individus. Faut maintenant remettre les habits (mouillés au-dessous de la ceinture). La mission, toujours !

Cabinet minéralogique
Sympa !

Petit dèj et re-départ, ’’tranquilos cette fois’’ annonce le chef : on pourra faire les photos.
Les occasions ne manquent pas : la tombe de Philibert Aspairt ’l’Homme perdu des Catacombes’’ retrouvé 11 ans après en 1804, la magnifique salle des Chartreux qui exploitèrent le calcaire de ces lieux à partir de 1215 (l’escalier, les fontaines, les bassins...), le sous-sol de l’Ecole des Mines avec sa ’’Galerie des Promos’’ et ses magnifiques fresques inaugurées un 4 décembre (Ste Barbe) avec les noms des marraines (Catherine Ringer, Marion Cotillard, Nicole Garcia, Anne Lauvergeon, Irène Jacob...). C’est à ce moment-là qu’une angoisse vive m’est venue : nous allons manquer l’élection de Miss France tout près de chez nous à Limoges. La cérémonie ne doit pas être loin de commencer à
l’heure qu’il est...
– ’’Je veux sortir, vite une télé !’’
– ’’Tu rêves’’, a dit le chef.

L’oeil de Sauron sans flammes
Pierre est submergé par la vague de Hokusai

Tant pis, nous nous contenterons des concrétions sous le ’’Parc Montsouris’’, d’un coup d’oeil sur quelques ossuaires, du ’’Cabinet de Minéralogie’’ sous le Faubourg St Jacques, de l’impressionnant ’’Bunker’’ allemand... Et partout des puits équipés de barreaux solides, de magnifiques escaliers..menant tous vers la surface, mais à une plaque soudée. Décidément pour miss France,c’est foutu.
Pascale tente bien de nous distraire à l’aide de futilités diverses (guirlandes, sapin fluo), on se ménage quelques poses ’’buffet’’, le stock de bière diminue... Le temps passe, ’’l’air est pur, le ciel
admirable’’...

Escaliers vers le 2ème étage
Inscription indiquant date et inspecteur à l’origine de la confortation

Enfin la question se pose : va-t-on sortir ce samedi soir ? Dormir un peu et attendre le dimanche
matin ? A quoi ça tient la fin d’une aventure !
Une majorité se décide pour une sortie immédiate avec retour sur Tulle ’’dans la foulée’’ : nous avons fait le plein de photos, parcouru plus de 20 km, la mission semble réussie. Nous reprenons le chemin de la sortie -un peu à regret... mais un jour nous reviendrons (du moins nous le pensons).

Sans tag, ca serait top
C’est prévenant

En émergeant le dernier de mon trou, je perçois immédiatement une ambiance bizarre.
– ’’Reculez... alignez-vous là... sortez les mains des poches... vous êtes armés ?’’
Des torches et quatre hommes armés jusqu’aux dents nous dévisagent avec une certaine fébrilité (nous sommes 7). Il s’agit de la Police de la SNCF car nous sommes sortis sur une de leurs voies désaffectées. Ils n’ont rien à craindre : j’ai perdu mon Opinel durant la vadrouille.
C’est la fin du ’’Gang des Egoutiers’’, nous serions mieux ’’à miss France’’.
La colonne de prisonniers se dirige ensuite sous bonne garde vers l’endroit où la Police Nationale devrait intervenir et ouvrir une procédure devant nous conduire à un ’’rappel à la loi’’. Mais la police Nationale ne veut pas se déranger. Trois des policiers SNCF qui nous trouvent sympathiques seraient pour nous relâcher -sans frais- Le quatrième (malheureusement c’est le chef) n’aime pas
Tulle et prétend qu’ils ne feraient pas leur boulot s’ils ’’ne marquaient pas le coup’’.

Echelons vers le 2eme sous sol
un ossuaire

Une ’’transaction’’ nous est donc proposée : c’est le nom officiel du diplôme qui nous est remis par nos gardes chiourmes. Nous les quittons après les salutations d’usage : deux heures de perdues, ça caille et nous sommes mouillés jusqu’à la ceinture (pas très propres également). C’est dans ce triste appareil que nous ferons le voyage retour -métro puis RER- jusqu’à Orsay où nous récupèrerons
notre véhicule et (enfin) des habits secs, non sans de nouvelles émotions.
La prochaine fois ...!!!

Tag cartoon
Plus veille confortation du réseau sud

Compte rendu de Gégé alias Gérald.

Sortie aux catacombes de Paris
Les 7 et 8 décembre 2012

Départ militaire, au pas de course,sur le parking du CCS à Tulle. On sent rapidement qu’une course contre le temps est engagée et la Fusion ( notre véhicule) est en ébullition. Le Rouge est mis.

Nom de rue sous Paris
Gégé nous explique l’amour

De fait, après quelques aléas de parcours liés à l’usage approximatif du GPS, nous parvenons à parquer le taxi à proximité de la Gare d’Orsay où nous embarquons dans le dernier RER qui rallie la Capitale ( Ouf !).

Salle des quoi ??

Denfert- Rochereau, nous rejoignons les deux parisiens du groupe. Nous sommes désormais sept ; le chiffre biblique ! S’il on croit un tantinet il ne peut en principe rien nous arriver. J’ai bien dit si on croit...
Après avoir enjambé une clôture métallique dans l’indifférence générale, nous voilà à crapahuter sur une voie de chemin de fer visiblement désaffectée ( nous en reparlerons) et les longs tunnels traversés nous permettent d’affûter nos éclairages.
Un quart d’heure plus tard, nous voilà face à l’entrée sélectionnée qui ressemble assez à celle d’une cavité naturelle. Mais une fois à l’intérieur, on se rend vite compte que la nature n’est pour rien dans ces longs dédales bâtis par la main de l’homme depuis la révolution française, le seule, la vraie , celle de 1789, à mesure que la ville se développait en surface. Même si les inscriptions les plus anciennes sont datées de 1777, il m’a semblé que l’essentiel des voies utilisées avait principalement été construites au XIXiè siècle.
Le Paris haussmanien !
Dedans, première impression, la chaleur, pas besoin de pull, Coïncidence, une canette de bière s’ouvre par mégarde, on la boit, la visite peut commencer.

Au fond de la salle des huitres
Guide sobre

Nous tirons de grands bouts droits, dont certains sont inondés. L’eau nous épargnera tout de même les parties vitales. Sa température est conforme aux normes souterraines. Après cette acclimatation, nous parvenons à un haut lieu festif des catacombes une salle fort surprenante dont l’entrée est gardée par un monstre humanoïde haut en couleur, appelée la Plage en raison d’une reproduction géante du chef d’oeuvre d’un artiste japonais ? Intitulée « La Vague »
Cette salle aux multiples absides est d’ailleurs truffée de graffitis plus ou moins heureux ( question de goût), certains valent vraiment le détour quand même.
Nous croisons une bande de joyeux drilles sans casques et simplement armés d’un énorme radiocassette ( atour indispensable du cataphile)et d’une calebombe pour l’éclairage. Pour marquer le territoire, ils avaient arrosé la salle de fumigènes colorés nous obligeant à quitter prématurément l’endroit.
Nous repartons d’où nous sommes venus doublant au passage les pyromens dont l’un s’écrasa sous nos yeux le crâne contre une voûte un peu basse, …. même pas mal,pourtant , ça a fait du bruit, merci Maître Chanvre !
Après quelques prises de repères, Nico se met dans le rythme , il n’a toujours rien bu ! Et nous voilà partis pour le réseau Nord : Direction le Val de Grâce , l’hôpital ( VDG pour les cataphiles) à un rythme soutenu, voire très soutenu...

Y a un message ?
Tag sur des tags

Le principe consiste , dans ce contexte, à signaler à son suivant tous changements de direction par un retentissant cri indiquant la direction. Le suivant alertant bien sûr l’autre suivant et ainsi la suite pour éviter les pertes en ligne car les chiens ne pissaient pas après les roues !Ca m’a fait réviser ma latéralité toujours en cours d’acquisition néanmoins. Merci d’ailleurs pour les quolibets.

Cellier
Nicolas & Pierre sont contents

Enfin nous arrivons à l’extrême Nord du parcours , VDG en vue et là , Nico nous prévient, , restez groupir ! C’est pas pour les tafioles va falloir s’arracher.
C’est étroit et éprouvant en effet. Après un quart d’heure de reptation, nous retrouvons une grande artère, dont je ne me souviens plus le nom ; car chaque dédale correspond à une vraie rue parisienne, ainsi nous voyageons, Paris by night.

une zone étroite
Ambiance sympa avec les fumis

On se pose dans une salle, encore une, pour casser une petite graine bienvenue. A peine repartis vers l’Anschluss, l’endroit prévu pour dormir, deux des nôtres se fourvoient momentanément. Il faut dire que nous escaladions un superbe escalier de pierre en colimaçon qu’il a fallu subitement quitté pour s’engouffrer dans une étroiture et poursuivre la route, pas évident.
Le groupe reconstitué se dirigea ensuite sans encombres vers l’aire de repos nous croisons au passage des galeries adjacentes où des gens sont allongés, on les salue.

L’heure de la bouffe
beau puit

Il est 7h00 du matin, ça fait 24h30 que je suis debout. Installation du bivouac dans ce super petit endroit. Un groupe de jeunes cataphiles ( c’est un pléonasme) passent la tête ( ils voulaient dormir là aussi, trop tard !!!) et nous demandent si nous n’avions pas croisé par hasard, leur copine qui s’était semble-t-il perdue.
Nico répond que ça ne se fait pas et qui si nous la retrouvions ( va savoir ?) on lui dirait que ses amis sont peu prévoyants et qu’il serait préférable d’en changer, à ce propos nous...Un bon casse-croûte à base de produits de la ferme puis dodo. Certains dormiront peu...
Lever 13h00 pour les marmottes. Petit détour sympa par la fontaine des Chartreux, sublime, une salle de bain naturelle haut de gamme où les photographes commencent le boulot car aujourd’hui, c’est LEUR journée.
Nous revoilà sur le pont, direction le carrefour des morts, crochet obligatoire la par la tombe de Philibert Aspairt ( une légende des catacombes). Nous stationnons plus ou moins longtemps dans quelques petites salles à vocation d’ossuaires et palabrons sur le bon vieux temps au milieu de tibias, fémurs, humérus et autres crânes dont il est difficile de déterminer l’âge et la nature exacte. Ce gruyère souterrain a dû s’avérer pratique pour vidanger les fosses communes de la capitale. Nico nous explique que les les autorités muraient ces enclaves mortuaires que les cataphiles réouvraient régulièrement ( un peu comme les entrées).

Tombe de Aspair
Ambiance cata

A ce stade, il est bon de signaler que nous sommes passés à proximité de très nombreux puits équipés d’échelles fixes. Ceux-ci constituaient les accès originels des catacombes. Mais, vu l’augmentation de la fréquentation et surtout l’interdiction officielle d’y pénétrer, les plaques furent toutes scellées ( soudées) et souvent recouvertes de terre.
Puis changement de décor, nous arrivons au bunker allemand non sans s’être rendus juste avant à la galerie de minéralogie ( protectorat serbe) et dans sa continuité avoir visité la galerie des promos de la prestigieuse école des Mines.
Ce bunker installé pendant la seconde guerre mondiale vaut vraiment le détour.
Il fut sans doute initialement très bien équipé, il ne manquait rien. Il était déjà interdit de fumer dans ce lieu public « Rauchen verboten »rappellent les inscriptions, allez savoir pourquoi ? Deux d’entre nous remontent par curiosité l’escalier qui permettaient aux soldats d’aller se dégourdir les jambes et le reste à l’air libre. Lui aussi bouché...
Nous imaginons que l’activité des catacombes devait être intense pour que les allemands aient prévu ce camp souterrain.
Nous quittons la ligne Maginot et revenons visiter les salles de spectacle. La Plage déjà vue, mais cette fois la météo était meilleure et le Cellier pittoresque aussi. Nico en dette de sommeil, s’affouge tout net sur une magnifique table d’époque et nous conseille de continuer la visite sans lui, ce que nous faisons sous la conduite de JB qui est là comme un poisson dans l’eau et se dit même près à nous faire sortir s’il le fallait.
Malgré tout, ces salles vides et dépeuplées me donnent un peu le bourdon et je me dis que ces lieux nécessitent pour les sublimer, du monde,des agapes, des femmes enfin tout ce qui fait la vie !

La plage avec la célèbre vague

Et là, j’ai comme une envie de partir, de sortir, je propose au groupe de le faire.
Concertation rapide , tout le monde est apparemment sur cette idée , d’autant que comme le confirme Nico, la visite est globalement finie sauf s’il on voulait explorer un autre réseau mais cela supposerait un jour de plus. Nicolas l’autre et moi proposons de prendre le volant pour le retour Adopté !.
Nous décidons donc de nous extraire non sans avoir pris au préalable une petite collation finale dans une nouvelle petite salle très sympa aussi où Pascale ,notre seule femme fait péter un sapin de Noël chinois qui change de couleur toutes les minutes, un vrai bonheur ! Elle pousse la magie de Noël jusqu’à orner nos casques de morceaux de guirlandes. C’est la fête intégrale. Nous sortons sur cette note festive et le souvenir déjà, d’une expérience vraiment originale.

Nous voilà repartis dans le dédale de galeries qui se ressemblent toutes ( j’ai parfois l’impression d’être dans une pyramide). Nico » haricote »un peu et nous finissons par déboucher dans une galerie connue . Le VELO c’est mon fil conducteur décidément et oui le vélo abandonné là que nous avons croisé à l’aller. Et on se souvient toujours d’un vélo, un peu comme une femme, quoique peut-être pas toutes quand même.
La maîtresse de fer disait mon père.
Nico part à l’envers, eh où tu vas ? On attend. Pendant cette pause on entend, puis on sent, et on voit enfin passer un très jeune homme seul, surpris lui aussi de croiser des vieux perdus dans les catacombes, il passe et poursuit sa routecomme si de rien n’’était au rythme de sa musique.
Nico revient, il avait récupéré son pull, notre guide 5 étoiles à la sobriété inébranlable ( comme sur le prospectus) Je dis RESPECT Nico et surtout
MERCI !
On sent l’air frais, on va sortir, on sort ! Il est 21h30 ! C’est la douche froide au sens propre comme au figuré.
Quatre flics armés jusqu’aux dents nous attendent et nous sommes de décliner nos identités après nous avoir demandé si nous avions des armes...
Pour détendre l’atmosphère JB signale qu’il a dû perdre son opinel dans la cavité.
Peine perdue , les flics ça rigolent pas et en plus deux d’entre nous sont sans papiers.
Pas bon, pas bon...
Ils nous reconduisent à la sortie, ce sont des flics de la SNCF ! Ils
ont essayé de nous fourguer à la Police Nationale, en vain...Que faire de nous ?
Le moins intelligent mais néanmoins chef suggère finalement de nous verbaliser (ils hésitaient, d’autant plus qu’en discutant les deux plus jeunes nous ont confié qu’un seul train avait osé se lancer sur ces rails pourris cette année) pour violation de propriété privée... ( au sens littéral et juridique du terme). Après 45 minutes de prises de renseignements pendant lesquelles on s’est copieusement caillé, le chef fait tomber
la sentence. Ce sera 165€ , pour le groupe ? non CHACUN ! Ça met le week-end un peu cher. Nous signons la mort dans l’âme le PV et partons rejoindre, la bite sous le bras, la station de bus qui nous mènera à Denfert- Rochereau.

Un couloir bien rectiligne
Puit à échelons

De là, nous attendons le RER qui a eu du mal à tenir les horaires, toujours mouillés ( sauf Pierre , le bienheureux,qui s’est changé, merci qui ? merci chérie !)
Nous voilà bientôt coincés dans le RER, un des derniers, au milieu d’une foule compacte mais bienveillante vu notre état de saleté.
Après quelques stations, enfin assis, même pas le temps de souffler. Nico visiblement réveillé par l’air frais,nous remet la pression. Où est le ticket de parking ?
Et à quelle heure ferme-t-il ? J’sais pas moi ! J’sais pas ! Quel ticket d’abord ?
Gare d’Orsay, on court comme à l’aller ( la vie parisienne quoi). Le parking est ouvert et on retrouve Mme Fusion ouf !
Et le ticket , Où est-il ? Insiste Nico. J’sais pas j’sais pas ! En attendant on se change , ça va mieux déjà. Où est le ticket ? Où est-il bordel, on va pas passer le week-end dans ce parking ! Mais j’sais pas, je rends les armes et j’avoue ma connerie mon imprévoyance ... mais ça allait déjà vite à l’aller !
Puis miracle et dénouement comme dans les contes de fées , j’adore.
Le truc tout con ! Auquel on ne pense pas tellement c’est con . Pour entrer dans un parking et franchir la barrière , la boîte te donne un ticket, le système est bien fait.
Mais bon sang ! Mais c’est bien sûr ! Il est dans la bagnole ce putain de ticket , bien rangé. Je le retrouve où je l’avais laissé. Tout le monde embarque et après avoir payé et validé le billet oh miracle la barrière s’ouvre. Nous sommes libres !
Le retour est un jeu d’enfant. Nous nous quittons vers 6h00 du matin après avoir fait les comptes

Merci Niko pour cette belle virée !

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jeudi 31 janvier 2013, par Niko le mégot

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